Un Parcours
Madanlal, lui, avait tenu à m’aider lors de la construction du mur d’enceinte, par exemple, et il avait du respect pour Kusum. Mais d’autres aussi, comme Gita, ma chère Gita, s’arrangent pour rassembler de petites sommes lorsque nécessaire. Car ceux des villages voisins qui viennent prier ou recevoir le « darshan » et les bénédictions de Ganesh, savent qu’il ne leur est rien demandé et, seulement s’ ils le souhaitent, ils contribuent quelques pièces ou un billet de dix roupies occasionnellement, ou bien offrent des fleurs, parfois une guirlande ou quelques fruits. Mon travail en France n’était pourtant pas conclu ; il s’agissait surtout à présent de Francis et Christiane, mais il y avait encore des dispositions à prendre. Ma vie en Auroville ne m’avait logiquement pas préparé à traiter avec toutes les démarches qui se présentaient comme incontournables et il me fallait constamment m’en remettre à la bonne volonté d’autrui, offrant tout à Mère. Il faut organiser, répartir l’argent qui reste et l’argent reçu pour les ventes ; F. m’introduit à un homme handicapé qui dirige un service de la Banque Barclays, et cet homme est très ouvert et réceptif et orienté vers le vrai ; il m’aide à ouvrir un compte et depuis ce compte à co uvrir les frais mensuels d’Auragni qui veut passer une année d’études spécialisées dans une école haut -de gamme qui lui ouvrira des portes ; elle s’oriente, je crois, vers les disciplines de ressources humaines dans le monde, comment dit on, entrepreneurial ?, et je constate qu’elle avance vite et semble être dotée d’antennes spéciales pour naviguer dans ces milieux.
Quand à l’appartement à Paris , Laure, qui est avocate, m’affirme qu’elle peut obliger les propriétaires à nous laisser l’occuper
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