Un Parcours

encore une année et, en plus, elle obtient une sorte de compensation, je ne sais sur quelle base. Ainsi, Auragni peut vivre dans l’atelier pour le moment. La maison de Bretagne est à mon nom et reviendra à Auragni de toutes manières : elle a désormais sa maison en France et, pour quelques mois au moins, peut disposer de l’appartement à Paris. C’est ainsi que, lorsque je viens en France, j’apprends à ranger derrière elle et refermer les tubes qu’elle a ouverts en hâte avant de partir travailler, et découvre les traits que je n’ai pas eu l’occasion d’identifier pendant bien des années de son enfance et de son adolescence ; nous sommes de plus en plus proches et libres l’un auprès de l’autre, l’un avec l’autre. Et nous avons tous deux un « cercle d’amis » commun : pour la plupart, ce sont ces êtres que j’ai rencontrés en revenant en France et par Colette – directement ou par voie de « conséquence ». Il y Aniéla, mais je ne vais plus à Saint-Maur et les rencontres sont rares ; il y a Olga et Pierre (qui vont se séparer, car Pierre s’est engagé auprès d’une autre femme) ; il y a Laure, qui s’est prise d’adoration pour Auragni ; il y a F. ; Claude et Vicky ; Maurice ; le couple Fournel ; quelques autres. Je dois aussi m’assurer qu’Odile, qui a si bien secondé Colette pendant plusieurs années, va recevoir ce qui lui est dû. Il faut ainsi, à mon passage suivant, organiser le déménagement de tout ce qu’on souhaite garder – meubles, livres, objets, vêtements – en Bretagne ; je vais louer une camionnette et Kovalan, qui travaille dur (et pour un très bon salaire), prend quelques jours de congé pour m’aider à tout transporter ; F. et Auragni suivent dans la grosse voiture de F. et nous passons plusieurs jours à tout ranger dans la maison des Prévôts.

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