Un Parcours

rituelle (orthodoxe ou non), afin de n’encourager aucune démonstration de dévotion extérieure ordinaire.

Mère et Sri Aurobindo n’ont que peu commenté au sujet de Ganesha, mais Mère avait une relation affectueuse et vivante et pratique avec ce dieu unique et singulier (le premier parmi les dieux, est-il dit). Mère a plusieurs fois expliqué que, généralement, les dieux, qui existent dans leur propre domaine supérieur et sont plus anciens que les hommes, n’ont pas d’être psychique : ils n’en ont pas besoin pour demeurer alignés et fidèles à leur vérité d’être ; mais de ce fait, ils n’éprouvent pas le besoin de devenir conscient du « Suprême », et n’ont pas l’expérience de l’amour divin tel que l’homme, conscient de son âme, peut l’avoir. Cependant, il me semblait, presque instinctivement ou naturellement, que Ganesh échappe à cette définition et peut entrer en rapporta avec le psychique et s’y exprimer. Ceci je vérifiai peu à peu Je m’entraîne et m’habitue à noter précisément les bribes d’expérience, ainsi que les faits extérieurs ; je note scrupuleusement la moindre donation et la moindre dépense. Kusum recevait parfois de l’aide de personnes de l’Ashram qui considèrent Ganesha comme un membre de la famille et vouaient de l’estime envers Kusum pour son dévouement, seule loin de l’Ashram et même d’Auroville, déterminée à servir Mère comme il le lui avait été intimé. Certaines de ces personnes je connaissais aussi, mais je n’avais évidemment pas la même place dans leur compréhension. C’était donc avant tout par fidélité à la volonté de Mère et à la tradition qui s’était instaurée au cours des années que certains Ashram ites, ou familiers de l’Ashram, continuaient de contribuer de temps à autre, de petites sommes symboliques.

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