Un Parcours
rudiments des tâches nécessaires dans l’entretien des arbres des jardi ns, incluant les soins à donner au Banyan… Ils avaient formulé un « plan d’action » pour « sauver le Banyan et le guérir des sévices subis » et lui rendre sa stature originale et je ne sais quel autre exploit, et pour ceci ils avaient convoqué la presse ! En Février, on me dit que les gestionnaires s’apprêtent à exécuter leur plan de « rétablissement » du Banyan ; je prépare, avec beaucoup d’attention, un historique aussi détaillé que possible, retraçant toutes les étapes de la vie du Banyan depuis l’inauguration d’Auroville, étapes et éléments vérifiables par tous, et remettant à leur place les diverses interventions et les divers efforts, ainsi que le rôle initiateur (et bienvenu à l’époque) de Narad ; j’y explique en détail les mesures prises au cours d es dernières années pour contrôler la direction de sa croissance afin qu’il n’y ait aucun conflit avec la structure des Pétales voisins, sans aucunement affecter la santé de l’arbre entier. Le 16 Février tôt le matin, Kumar vient me prévenir qu’ils s’apprêtent à couper les premières racines ; c’est la première fois que je retourne dans l’aire ; en passant près des bureaux, j’aperçois Walter et lui demande s’il veut m’accompagner, mais il me dit qu’il me rejoindra plus tard. Près du Banyan je trouve trois des nouveaux « directeurs » ainsi que Narad, prêt à officier et à guider l’opération, qu’un jeune nouveau -venu spécialisé en élagage, b ien équipé (et sûr d’un salaire adéquat) va exécuter pour eux ; quelques autres Auroviliens se tiennent à proximité, ostensiblement pour veiller à la sécurité ; je m’avance vers le tronc principal et leur demande d’expliquer les raisons de leur action ; Narad, de sa riche voix de ténor, solennellement déclare Cette lettre est entièrement ignorée – elle est pourtant précise, correcte en tous points et dénuée d’animosité.
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