Un Parcours
Le 12 Mai, je laissai Colette et Auragni, Odile et René (René qui me promit solennellement qu’il ferait tout pour conserver l’équilibre que je l’avais aidé à recouvrer), à l’aéroport de Roissy .
Le 13 Mai, Se lvam m’accueillit à celui de Chennai. Dans la voiture, il me raconta les semaines passées.
Il me décrivit la grande assemblée récente lors de laquelle de nombreuses calomnies ont été diffusées à mon sujet, et comment ceux qui me connaissent ont tenté d’y répondre. Il m’apprit ce « détail » qui, bien que probablement prévisible, me secoua : avec les nouvelles astuces technologiques équipant chaque personne d’outils de « communication » accessibles et immédiats, le site collectif d’Auronet s’était doté d’une sorte de jauge électronique apparemment neutre, mais sujette à mésusage : la question du jour (le « sondage » opportun) apparaissait sur l’écran et il suffisait de répondre « oui », « non » ou « je ne sais pas »… Et donc, soi-disant pour aider la communauté à parvenir à un accord et un semblant d’unité, la question du jour avait été celle ci : « Pensez-vous que le Matrimandir irait mieux si Divakar ne s’y trouvait pas ? » Voilà où nous en étions. J’ai secoué la funeste impression ; mais j’étais un peu fa tigué. A l’arrivée, le spectacle du jardin misérable ; la tendresse de Bhaskar, d’Anand, de Kusum, John, Arjun, Walter, Barbara et, bien sûr, Jean Yves. C’était le jour de la fête de Deepti et le soir même je voulus me rendre chez elle et Arjun ; la chaleur était très lourde, 44 degrés humides. Le lendemain je vais doucement faire le tour des travaux et saluer tous les ouvriers ; l’après -midi doit se tenir une nouvelle assemblée, pour décider de la formation d’un Comité qui aurait
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