Un Parcours

Francis et moi nous aménagions tous les deux des heures de dialogue de grande qualité ; c’était comme une confirmation de ce qui nous avait apparentés dans cette vie, une communication réelle et délestée de tout bagage. A l’occasion de ce séjour, je retr ouvai aussi, après de nombreuses années, Claude et Vicky, qui étaient restés en contact avec Colette. Pendant mon absence, la plupart des travailleurs Auroviliens au Matrimandir firent d’autres tentatives pour que Roger et ses fidèles acceptent de travailler tous ensemble à la création de ces jardins et de ce parc qui avaient formé une part intégrante de l’œuvre à accomplir jusqu’au retour de Roger et même plus tard, puisqu’il avait d’abord inclus leur existence dans ses projections – jusqu’à ce que l’ingénieur Harold Kraft vienne lui offrir la solution idéale pour s’en débarrasser – le lac ! Notre équipe, dévêtue de ses titres officiels, avait à leur place invité tous les travailleurs à se réunir chaque semaine afin de regarder ensemble toute question d’intérêt commun et ces réunions étaient soigneusement minutées ; à la fin Avril, ces quarante et quelques personnes produisirent une déclaration commune à l’intention de toute la communauté d’Auroville, affirmant leur engagement pour la réalisation de l’aire de la Paix telle que Mère l’avait vue, avec son grand parc et ses jardins « les plus beaux du monde » et un grand canal circulant entre les deux, et invitant la collaboration de tous les Auroviliens. Une autre lettre ouverte fut également partagée lors d’une assemblée générale, dans le même sens.

Mais les poseurs de mines étaient déterminés à nous démolir.

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