Un Parcours
toute autorité sur tous les travaux du Matrimandir et de son aire, nommé « Le Comité pour le Centre de la Ville » ; je décide de m’y rendre et consulte les documents récents ; j’y arrive en vélo, un peu en avance et m’assoie ; quelqu’un vient me parler de son expérience de recevoir directement la force et la volonté de Mère, pourquoi me dire cela, je suis certainement fatigué et commence à me sentir fiévreux. Les mêmes phrases creuses sont échangées ; seul Piero parle avec un peu de courage. Le 15, je dois rester à la maison, comme assommé, vidé de toute énergie ; la fièvre monte. Le 16, je commence à tousser, une toux sèche qui fait mal à l’abdomen ; et on commence à s’inquiéter autour de moi, qu’est ce que c’est ? Le 17, j’envoie Selvam acheter des antibiotiques ; Jean Yves me raconte le sondage : « Divakar doit-il rester au Matrimandir ou la communauté doit-elle lui demander de partir ? » Il y a une sorte de méchanceté qui entre dans le corps ; je ne sais quoi faire. Le 18, aucun autre symptôme, ni aucun progrès ; Bhaskar s’occup e de tout ; une douleur lancinante au centre de l’épaule droite ; comme si on m’arrachait les nerfs. J’ai à faire avec toutes sortes de peurs engrangées dans le subconscient du corps, ces éléments abjects tapis dans la substance ; je dois essayer de manger un peu pour contrebalancer les antibiotiques et Bhaskar me prépare quelque chose de frit, que j’ai peine à absorber ; presque instantanément, une violente crampe me saisit dans tout l’abdomen inférieur. Puis cela semble se calmer et j’envoie Bhaskar et J ean Yves se coucher : une nuit d’enfer, je vomis et me vide, c’est comme une dissociation de l’organisme, je respire à peine. Au matin, dés que j’ose les alerter, je demande à Bhaskar et Jean Yves qu’ils arrangent avec Arjun pour que la jeep me transporte
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