Un Parcours

Mais la notion que le Divin puisse de cette manière manifester Sa loi et que ce modèle théocratique intolérant cor responde à l’idéal d’Auroville, soulève précisément la question qui nous est posée à tous. L’enjeu réel n’est aucune question de concept architectural ou esthétique, qui n’ont qu’une importance relative après tout, dans la mesure où l’expression du Matrim andir nécessairement évoluera dans le temps ; c’est beaucoup plus grave : il s’agit de la possibilité que quelqu’un, que quiconque puisse déclarer « je suis la volonté divine en action, soumettez vous à moi, sous peine d’être désignés comme forces hostiles… ! » Cela suggère ce que peut devenir une « anarchie divine », si chacun se revêt d’une fière et divine inspiration afin de se saisir du pouvoir sur les autres. Ce qui est vraiment en question est le modèle de la communauté elle même, dans sa capacité pr ogressive de s’exprimer et de choisir ensemble d’avancer vers un but commun, quelles que soient les contradictions rencontrées sur le chemin, avec la foi qu’un pouvoir d’harmonisation réel nous gardera toujours tous solidaires. Pour cela, nous devons refuser l’intrusion de meneurs charismatiques exigeant des suiveurs et divisant la communauté entre les bons et les mauvais. Les certitudes faciles et simplistes de la théocratie doivent être abandonnées si nous voulons devenir adultes et assumer nos responsabilités envers Auroville. Ne pas faire ce pas en avant revient à arrêter notre progrès et retarder d’autant l’émergence d’une vraie collectivité. Jean Yves. »

Mais qui nous a lus ? Avec attention, avec disponibilité, avec résonance ?

Il me fallait repartir. Anand resterait dans la maison pendant mon absence : Anand qui s’était mis dans la tête de devenir Aurovilien, malgré mes

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