Un Parcours
C’est tout ce que j’ai à dire à présent ; j’aurai plus à dire sur d’autres aspects du rôle du Matrimandir, une autre fois. Mais je vous demande, à chacun et à tous, de contempler les vrais sujets, les vraies questions ; ne laissez pas ces farceuses vendettas se poursuivre dans Auroville, ne laissez pas, au nom de l’harmonie et de la bonne volonté, Son rêve se réduire à une autre pitoyable saga de chasse au pouvoir. Il doit y avoir, il y a, une autre voie pour affirmer une vision centrale et inclusive, vaste et sûre, se réalisant dans la Matière,
qui nous réunira tous. Au service de la Vérité, Divakar. »
Jean Yves, à la fois pour me soutenir ouvertement et pour partager sa propre compréhension de la situation, rédigea également une lettre ouverte, beaucoup plus brève et incisive,
que je traduis ici : « Quel est l’enjeu ?
Une opinion courante quant aux divergences et conflits qui entourent présentement le Matrimandir est que cela n’a pas grande importance, car ce ne sont que batailles d’egos pour la domination. Ceci est une pensée bien paresseuse, si tant est que ce soit une pensée ; c’est plutôt une manière d’éviter de regarder l’enjeu. Pour d’autres, cet enjeu est sans mystère : la vérité d’une vision est empêchée de se manifester par l’obstruction de l’ignorance et la mauvaise volonté de ceux qui ont pris la responsabilité des travaux et du site, à qui l’on attribue donc le rôle des forces hostiles s’oppo sant au divin. Le seul fait que ces obstructeurs osent même raisonner contre les meneurs inspirés est preuve flagrante de leur mauvaise volonté. Il n’est donc aucunement nécessaire de prêter attention à leurs arguments, encore moins d’y répondre ; il n’y a rien à comprendre : il n’y a là qu’une opposition irrationnelle qui doit être éradiquée afin de dégager la voie de la divine manifestation.
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