Un Parcours
Et j’en suis venu à conclure que ce qui compte le plus pour lui est l’autorité : il exige d’avoir le dernier mot, sous condition que lui seul puisse le changer. Et ainsi, tel un petit roi suivant le mauvais avis de ses courtiers et refusant tout avis de ceux sur lesquels il n’a pas d’emprise, nous avons un architecte en chef qui est accroché à l’autorité pour son propre poids : un contexte psychologique qui n’est guère favorable à une collaboration effective des énergies disponibles, contexte dans lequel, si l’on n’est pas avec moi, c’est qu’on est contre moi ! Il me semble certain que la seule source d’inspiration fiable est en Mère et que nous avons terriblement besoin, à tous les niveaux et dans tous les domaines, de ce sens d’évidence intemporelle qui ne peut être éprouvé que lorsqu’on La suit et L’écoute. Toute l’histoire de ce présent Auroville a commencé avec Sa description d’un grand Parc entourant et abritant Son pavillon – le sanctuaire de la Vérité. Ceci, pour moi comme pour de nombreux autres, est la clé centrale de la vibrance de l’existence collective dont Mère a voulu créer les premières conditions. Cela ne peut être classé comme un simple fait historique : Mère est loin en avant, incommensurable, et sa voix n’est pas du passé : Elle nous attend. Et, tout comme, à la fin des années 70, les travailleurs du Matrimandir prirent la décision que les douze colonnes seraient érigées dans la Chambre, que l’Architecte en chef le veuille ou non, simplement parce qu’Elle les y avait vues, dans ce même esprit d’affirmer Son rêve et la loi de Son souhait, j’affirme qu’il est temps pour nous de déclarer que le Parc et les Jardins du Matrimandir seront manifestés, simplement parce qu’E lle les a vus. Et ceci doit s’accomplir avec la collaboration heureuse de l’Architecte en chef.
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