Un Parcours

un architecte, mais par un ingénieur qui transcrirait exactement tous les éléments de Sa description. A ce sujet, Elle ne voulait pas que quiconque interfère dans Son inspiration directe, dont Elle garantissait la source. Durant de nombreuses années, alors que nous construisions la structure de la sphère, puis celle de la Chambre intérieure, il y avait toujours, malgré toutes les difficultés, le sens d’une évidence intemporelle. Dans mon expérience, ce sens est l’expression d’une sanction , de la sanction la plus haute. Toutefois, graduellement ce sens a été recouvert ou voilé à mesure que nous approchions de la phase finale : en l’absence de plans clairs et de solutions techniques fiables, nos nombreuses petites opinions et préférences sont entrées en jeu. Cette condition s’est accentuée en 1987, quand la structure triangulaire de la coque fut terminée et aucun d’entre nous ne savait comment terminer la sphère ; et c’es t alors que l’ « architecte en chef » revint à Auroville, après 10 ans d’absence ; c’est alors également que le concept, quelque peu modifié, des disques d’or couvrant la coque et des douze pétales entourant la sphère fut voté à mains levées à l’issue d’un e très longue réunion générale – sans la moindre idée de comment l’accomplir. J’ai travaillé en proximité avec l’architecte, durant ses séjours deux fois l’an, principalement au sujet des douze Pétales – comment les structurer, comment placer et aménager les espaces intérieurs et leurs accès – et, plus tard, sur une quantité de détails autour et au- dedans de la sphère. Je ne l’ai jamais trouvé particulièrement inspiré, pas plus que d’autres parmi nous ; je l’ai plutôt trouvé influençable, au point de changer ses concepts encore et encore, selon les suggestions de son entourage.

537

Made with FlippingBook flipbook maker