Un Parcours

exprimant essentiellement le même mouvement symbolique, ceci afin de lui rappeler sa propre idée originale, que nous estimions plus simple et pratique. (Par exemple dans le cas fréquent où une personne doit être transportée sur une chaise portable). Dans l’Auroville d’aujourd’hui, les expertises, les diplômes, les estampilles professionnelles et toutes sortes de certificats, sont recherchés et prisés comme dans le monde ordinaire et une horde d’architectes certifiés se bousculent pour avoir accès à quelques arpents et afficher leur signature respective et si l’on a eu l’audace ou l’imprudence de venir à Mère sans aucun de ces diplômes et de chercher à apprendre directement d’Elle ou de Son Matrimandir, l’on est jugé inapte ou considéré comme un engin de mauvaise volonté. Mais j’ai plutôt, au fil des années, l’impression croissante que, si l’on demeure concentré dans la matière tout en aspirant à la vraie conscience, réceptif à Sa présence , l’on devient capable de faire face à toute nécessité et toute tâche avec une inspiration créative, part d’une équipe d’âmes vivantes, chacun contribuant et collaborant à une réalisation toujours plus compréhensive. - Et ceci m’amène à la question de l’inspiration. Je ne vois pas comment l’on pourrait objecter à ce que Mère ait désigné un architecte en particulier pour Sa ville. Un architecte est nécessaire. Un architecte est un architecte – il est aussi un être humain et, peut-être, éventuellement, un sadhak. Cette nomination ne constitue pas un « fiat » sur l’ensemble de l’expérience, ne fait pas de l’architecte un meneur ou un roi ou un divin messager . Il s’agit simplement d’allouer une tâche à l’un de Ses enfants. Et advienne que pourra. Car il y a toutes les autres tâches et tous les autres instruments également nécessaires. Quand Mère voulut, en Janvier 1970, que soient dessinés les plans de Sa vision directe de la Chambre intérieure du Matrimandir, Elle spécifia que ce ne devait pas être effectué par

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