Un Parcours
présent, et se sent l’âge de 40 ou 50 ans, avec la volonté de progresser, l’élan vers plus de compréhension, plus d’harmonie ; elle continue de travailler chaque jour à son bureau, et personne dans sa vie professionnelle ne réalise son âge, ni ses « patients », ni ses collègues ; elle en est plutôt fière, mai s’en inquiète aussi, comme si elle les leurrait… Toujours est-il que, sans avoir à me le dire, elle va avoir besoin que je revienne… Bhaskar m’annonce qu’il songe à aller vivre dans une autre communauté, comme une sorte d’émancipation, de prochain pas dans son engagement d’Aurovilien, mais le coût émotionnel est prononcé ! Pour que rien en nous, plus aucun mouvement en aucune part, n’éprouve plus le besoin de la séparation – d’un repos ou d’un répit séparé – , pour que tout en nous, pour que la conscience du corps elle-même, trouve sa force, sa joie et sa plénitude dans l’union au divin, au vrai, à la force de vérité, combien de temps matériel et humain faudra-t-il, combien de gaspillage et de misère et combien de défaites ? Bhaskar m’avoue qu’en fait il attendait de moi que je le pousse à s’éloigner ! Mais je ne peux que le soutenir quel que soit son choix, qui doit devenir assez clair au-dedans, sans influence ex térieure… Nous sommes le 1 er Avril et nous avons eu plusieurs heures de pluie et un vent presque froid s’est levé de la baie du Bengale : tout le monde à la maison !
Nous sommes le 9 Avril : j’ai cinquante ans et Tu m’as nommé il y a trente ans. C’est dimanche, j’ai fini le ménage, la musique de
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