Un Parcours

Que le Divin puisse se trouver ici-même et se vivre et que l’existence matérielle puisse devenir consciente d’être divine… Comme cela semble encore « incommunicable » !

Il y a des choses qui peuvent encore s’exprimer dans le monde : cette sauvagerie, cette volonté de faire souffrir la matière et les corps ; ces forces qui possèdent les hommes ne sont ni humaines, ni animales, ni « naturelles » ! Je lis encore d’autres ré cits de rescapés Tchétchènes : ces choses se passent ici et maintenant, dans ce monde matériel ! Certains de ces survivants ont remarqué que leurs bourreaux étaient drogués, qu’ils avaient été délibérément mis dans un état second, induit pour qu’ils accep tent de se livrer à ces influences et aux actes qu’elles leur dictent. Le fût d u puits s’est effondré ; la rouille, probablement. Mon sentiment est de puiser au même endroit et nous allons donc forer juste à côté et insérer un fût de plastique, plus durable. Certains, cependant, je le vois bien, interprètent cette faillite de notre puits comme le signe que cette communauté doit se dissoudre, qu’elle n’est pas conforme à cette « vérité » de la ville… Téléphone de Colette : notre Paul est parti ! Il était de plus en plus désemparé par les « effets de l’âge » et s’en est allé, tout seul dans son ascenseur – cet ascenseur que nous avons pris ensemble il y a quatre mois à peine, son bon rire, sa tendresse et son écoute profonde et sa simplicité de moine ét ernel… Ces moments de vrai partage que nous avons pu vivre, une âme vivante, je remercie…

Colette a bien du mal : René s’agrippe à elle comme s’il voulait la tirer avec lui vers la « fin », dans la « fin » et le départ de Paul n’arrange rien, ni le déclin des amis proches ; elle a 87 ans, à

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