Un Parcours

l’orie ntation matérielle des années à venir : ce parc décrit par Douce Mère serait- il sacrifié à l’autel du décorateur soucieux de l’impact de son œuvre architectural ? Dans notre équipe de coordination au Matrimandir, nous avions décidé ensemble de nous en tenir exclusivement aux propos de Douce Mère – propos enregistrés et/ou vérifiés par Elle, malgré tous les changements qu’Elle avait acceptés au cours des années durant lesquelles Roger avait développé son plan final pur la sphère et ses environs. Or, nous avions assez de « preuves » indubitables pour affirmer la justesse de l’équilibre souhaitable entre un environnement naturel et la singularité de la sphère. Cependant, un nouvel acteur était apparu sur la scène, pour renflouer les exigences esthétiques de Roger : un ingénieur, familier d’Auroville des années plus tôt, vint proposer le projet d’un immense lac qui entourerait directement l’ovale des jardins intérieurs (représentations symboliques et décoratives) et servirait de réservoir à la ville - tout en supprimant le parc, ou « Jardins extérieurs » auxquels nous avions travaillé des années durant. Roger put donc disposer d’un double registre d’arguments, et prétendre ainsi se soucier de l’alimentation en eau de toute la ville. Le Comité s’empressa d’inclu re ce projet dans le Plan final de la ville qui devait être officiellement approuvé à la fin de l’année. Nous pûmes cependant, « in extremis », soumettre notre objection et demander à ce que la partie centrale du plan de la ville soit laissée indéfinie, « en cours de recherches ».

A cette époque, je rédigeai plusieurs études et textes, rassemblant et documentant les éléments clés de l’orientation vers un environnement naturel, ainsi que des analyses aussi

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