Un Parcours

l’atelier de menuiserie ou en repoussant les cahiers de présence dans mon petit bureau de superviseur sur le site, et laissai venir les phrases, comme de l’eau distillée. Je terminai ce texte en Mars 1999 ; avec l’encouragement de Colette, comme de Francis, après l’avoir dactylographié, je l’envoyai en France et Colette frappa à plusieurs portes – sans succès ! Même Robert Laffont, qui donna à ce texte une lecture attentive et appréciative, se déclara impuissant, citant les difficultés qu’il avait déjà du affronter pour la publication des livres de Satprem, puisqu’ils ne correspondaient ni aux catégori es, ni aux attentes de leur public. Finalement, Colette et Francis ensemble décidèrent de faire appel au dernier éditeur de Francis, un gars de la région bordelaise, qui avait choisi de publier seulement ces textes qui avaient du sens pour lui, même s’ils ne lui rapportaient presque rien. « Chemins Entiers » fut donc imprimé, presque deux ans plus tard, à quelques centaines d’exemplaires et il n’y eut aucune suite : un autre « échec » à mon compte ! Probablement je me suis laissé aller à un degré de dépression ou de détresse, car le corps s’est incapacité lui -même en déclarant une infection urinaire qui m’a cloué au lit quelque temps ; Susan s’en est aperçue assez vite et, avec P., s’est occupée de me ravitailler jusqu’à ce que d’autres prennent la relève… C’était peut-être un nettoyage nécessaire ? L’Inde dut se mobiliser pour une guerre de plus avec son faux voisin, le Pakistan, avec pour enjeu la région disputée de Kargil ; étant proche de Krishen, notre Général en retraite, je pus apprécier pleinement la force et la clarté intérieure du

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