Un Parcours

la première étape à franchir, qui en elle-même servait souvent de filtrage. Bien des détails devaient presque au jour le jour être définis, ajustés, révisés, depuis les laissez- passer jusqu’aux « troncs » (pour les donations en argent comptant principalement), depuis les moyens de transport interne aux itinéraires à suivre, au nombre de visiteurs admis dans la Chambre et aux heures d’ouverture à respecter. Nous n’avions pas d’autre guide que celui de l’expérience – et du bon sens, qui certainement nous a bien des fois manqué ! La conscience collective d’Auroville était traversée par de nombreux courants et sujette à de nombreuse influences et chaque nouvel arrivant et nouveau participant apportait non seulement son bagage mais ses croyances et les méthodes ou techniques apprises avant d’arriver ; comme il n’y avait plus LA Personne visible et accessible à qui se référer pour toute chose, et que nous étions incapables d’offrir une expression unie de nos objectifs et de nos lois, par crainte d’apparaitre sectaires ou exclusifs, nous étions donc soumis à de constants mélanges d’intent ions et de compréhensions. Au sujet de notre organisation collective, grande était déjà la confusion ; l’approche dite « démocratique » avec ses dynamiques sociales et ses politiques représentatives ne pouvait correspondre aux nécessités de cette aventure et pourtant était la seule qui semblait répondre aux exigences d’une société si diverse que la notre. Il me semblait que le malentendu allait s’aggraver à mesure que de telles structure s de gouvernance s’établiraient : le malentendu entre la compréhension intérieure de notre orientation et du travail d’évolution et de transformation que nous étions venus

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