Un Parcours
Le travail de réception des visiteurs et la nécessité de réguler l’accès à la Ch ambre du Matrimandir occupaient de plus en plus de mon quotidien – et de mon attention ; en l’absence d’un environnement harmonieux et habité de conscience – ce que, à mon sens, le parc du Matrimandir devrait matérialiser dans l’avenir -, il était indispensable de mettre en place des étapes à franchir, sans verser dans un excès de conditions et de brimades. Pour le public Indien, la visite d’un temple est plus qu’un acte de religiosité, cela fait partie de la respiration de la vie collective. Un pèlerin va de bon cœur se soumettre à des conditions extrêmes sur le chemin du sanctuaire, si elles ont un sens dans la relation avec cet aspect du divin qui s’y trouve représenté ; mais ce temple nouveau, dédié à la Mère divine, n’entrait dans aucune des formations connues : ni prières, ni rituels, ni cérémonies d’aucune sorte, ni offrandes ni encens ni fleurs : seulement le silence et l’aspiration à « trouver sa conscience », une démarche individuelle imprescriptible ! Il fallait publier assez d’information perti nente pour nourrir la curiosité des personnes et leur donner matière à réflexion, sans devenir dogmatique : ce n’était pas le centre d’une nouvelle religion ou d’un nouveau « mouvement spirituel », mais un havre de concentration dédié à l’ouverture à une c onscience nouvelle sur la Terre, travaillant à l’unité et l’harmonie du monde terrestre. Heureusement, la communauté avait déjà pu construire un centre de réception du public qui devint rapidement l’entrée officielle d’Auroville pour tous les visiteurs, où assez d’espaces furent aménagés pour y placer des stations de présentation et de vente de nos artisanats et produits divers et d’information sur les buts et les activités d’Auroville dans tous les domaines, et c’était ainsi
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