Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Les Prévôts Le 31 mai 93
Aimé,
Voilà que ta lettre du 5 mai ne m’est parvenue que le 25 : un record dans la lenteur ! … J’ai bien lu ta réponse à propos de la respiration… ; le progrès est encore inégal… Et c’est bien vrai ce que tu dis, que dés qu’on se fixe sur un point, ça déraille. La difficulté, pour moi en tout cas, c’est de pratiquer cette confiance dans la force d’harmonie dont tu me parles – de s’en remettre à elle ouvertement, volontairement, en collaboration, sans précisément tomber dans le panneau mental d’une attention qui fausse le travail. Oui, à moi de chercher, de découvrir la souplesse nécessaire, que je pressens de mieux en mieux d’ailleurs. Il me semble … qu’il y a une mémoire du corps sur laquelle il faut savoir s’appuyer, ainsi par exemple l’expérience chez la masseuse (d’une soudaine respiration ample et profonde), ne peut pas disparaître ; lorsque j’y fais allusion, comme ici, je la retrouve mais d’une manière ressentie – c’est toujours difficile de décrire ces choses… Ça doit pouvoir se mettre en route à partir de cette expérience, qui n’est d’ailleurs sûrement pas venue autrement qu’à la faveur d’un travail préliminaire je suppose. Faut que je te dise : mercredi dernier, voilà que Green qui indiquait les références du travail qu’un participant allait exposer, ainsi qu’un article d’une femme qui devait apporter à cet exposé un éclairage personnel, ajoute : « Et puis je veux citer l’article de Colette Jeanson-Tzanck ; je connaissais depuis quelques années son travail que j’avais trouvé très intéressant, et j’ai eu l’heureuse surprise de découvrir qu’elle s’était enfin décidée à l’écrire… ! » Peu de gens l’ont lu, puisque le numéro de la Revue vient à peine de sortir, mais Green a invité tout le monde à le lire rapidement.
997
Made with FlippingBook flipbook maker