Lettres à Divakar jusqu'à 2005

encore leur côté médiatique, malheureusement ; car il y a eu aussi des propos mesurés de la part de certains qui ont eu accès à ce preneur d’otages particulier et ont dialogué avec lui. On ne peut s’empêcher de penser que pareille situation était peu imaginable voici seulement vingt ans. L’accélération des évènements, le pouvoir des « médias », la diffusion incessante de toutes les violences, les horreurs, et de tous les moyens utilisés pour parvenir à ces sortes de films policiers qu’on nous distille, me paraissent susciter à l’envi tous ces actes, ou bien fous, ou bien orchestrés. Mais : l’impression que j’ai partagé avec René – et, je le découvre, avec d’autres -, c’est que ce preneur d’otages (ou ce « forcené », comme on l’appelle) était un homme bien solitaire, d’une solitude absolue, victime de notre actuelle société. Enfin… Je ne sais si je prends mon grand rêve pour une réalité, mais comme il n’y a pas ou plus d’autre issue que dans une Conscience élargie, ouverte, il me sembla la percevoir à l’œuvre ici et là, indépendamment de ce phare qu’est le Matrimandir – ou avec lui.

Mercredi

… Tout à l’heure, après Green, un Luxembourg enfin ensoleillé, où René m’attendait, comme si je revenais de l’école, mon petit sac sous le bras !

… Voilà… je t’embrasse fort, sais-tu, et t’aime et t’accompagne,

Colette.

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