Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Et du coup, je dois en parler à la lumière du séminaire. Je suis évidemment bien satisfaite de cet éloge, mais j’ai un énorme trac ! Toujours cet écueil, ce creux entre ce que je dis « en séance » et les éclairages « théoriques », ou les déductions opérées par la pensée plus ou moins abstraite… Enfin, faut que je me débrouille pour parvenir à en parler… … Il ne faut pas non plus que j’oublie de te dire la véritable joie que Guy vient d’avoir avec le petit et ravissant cheval (je voulais le lui remettre ici aux Prévôts et non le lui envoyer) : tout le monde a été surpris, en une seconde il s’est mis à pleurer…

Tout près de toi, avec toi, tout tendrement, toujours, (René, il t’embrasse)

Colette.

***

Jeudi 10-6-93

Aimé,

Alors j’ai tes deux lettres, des 16 et 26… J’écoute bien ce que tu m’as dit sur mon expérience dans la Chambre. J’espère seulement que, si l’aventure se renouvelle un jour, ce ne sera pas en présence d’un patient ! Mais j’ai très bien compris, perçu, localisé tes remarques. De même je ressens très profondément tout ce que tu m’écris de ces phases (et tes expressions si imagées et percutantes… !), mouvements, combinaisons que vous avez à vivre, à supporter et à porter, à travers l’aventure du Matrimandir et d’Auroville…

… Où vas-tu, et comment, répartir la famille de Jean Yves ?

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