Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Parle-moi de ces corrections ; je vais le relire, avec un regard sûrement neuf, car il est indiscutablement marqué par mon évolution de pensée, de perception et d’expérience.
Mercredi
Hervé. Voilà : en essayant d’être la plus concise et précise possible… On pourrait presque remonter à ce jour où il a pour la première fois rencontré René, appris ton existence et répondu : « Oh, c’est bien, j’ai un frère en Inde ! »… Depuis, il manifeste le désir de te connaître, désir qui, je dirais, se rapproche. Je suis convaincue qu’il a en ce moment le besoin de réaliser le maximum de choses, compte tenu de sa séropositivité et du temps qui passe. Très lucide, bien soigné par Olga, il n’empêche qu’il se sent probablement pressé. Bref : tout en ayant toujours peur « d’être encombrant », il veut nous rejoindre en février… Conclusion : il resterait deux ou trois jours… ; je te dirai quand cela se précisera. Néanmoins, René et moi avons une hésitation : l’Inde n’est peut-être pas un pays sans risques d’infections… ? Mais ce n’est pas simple non plus de le décevoir. En tout cas je pense qu’il te sera sympathique, sa gentillesse, ses prévenances, sa vivacité… Voilà pour l’essentiel de ce projet…
… Avec toi, de toute ma tendresse,
Colette.
***
Jeudi 10 déc. 1992
Aimé,
Alors, tu réponds tout de suite, immédiatement, illico, au choix ; juste quelques lignes…
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