Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Lundi 30 novembre 92

Aimé,

Une petite lettre à bâtons rompus (un peu « comme ça », entre les séances ; beaucoup de choses à faire, de papiers à remplir, mais aussi des choses à te dire…) … La satisfaction éprouvée à Claouey… demeure : non pas comme un souvenir, mais comme l’inscription d’une perception tranquille et pleine de charme. Un lien entre nos maisons à tous, y compris Sincérité, ainsi qu’en témoignent ces « bouffées » aurovilliennes dont je t’ai parlé. … Elie a téléphoné dés son retour…, je l’ai trouvée un peu exaltée et en même temps tranquille… ; elle me dit que tu héberges en ce moment un ouvrier blessé, « électrocuté »… Qu’en est-il ? … Je suis très fière d’avoir inauguré aujourd’hui, pour t’adresser mes textes, notre bureau de Postes rénové après deux mois de travaux : une splendeur ! Confort, élégance, beaucoup d’appareils « libre-service », et tout de même une certaine humanisation avec la suppression des vitres entre l’employé du guichet et l’usager. Cependant on voit tellement se profiler la suppression progressive des employés… Belle illustration, aussi, de la pagaïe : des grèves des transports durant plusieurs jours, embouteillages monstres, manifestations violentes des agriculteurs, etc. Important : à peine étions-nous arrivés à Claouey que Patricia me remettait mon « exemplaire », bien présenté, bien tapé, de « D’un seuil, témoigner »… ; elle me dit aussi que vous avez convenu que tu pourrais apporter quelques corrections à ton texte, qu’il lui sera facile d’intégrer… Mardi 1 er – 12

973

Made with FlippingBook flipbook maker