Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Vendredi 13-11-92

Aimé,

Ne crois pas t’en tirer comme ça avec l’énumération de mes admirations bretonnes… ! Mercredi de l’autre semaine, juste avant le départ de bonne heure, et en montant dans le grenier pour mon dernier tour d’inspection, j’ai vu de la terrasse une brume épaisse se détacher du champ, des lambeaux de brouillard envelopper la cime des arbres, un ciel un peu mystérieux… Bref, j’étais contente ! Et puis j’ai reçu ta lettre du 26… Je ne suis pas peu fière de t’avoir, juste avant elle, averti de mes sagesses – pieds dans les bottillons, etc. … L’ennui ce sont les averses, rapprochées et quotidiennes, plus un vent de tempête ; je n’ai peu éviter de me trouver plusieurs fois aux prises avec, en plus, un parapluie prêt à se retourner : ça m’a fait parler toute seule, dessous, ronchonnante ! ... Citation des paroles du Chinois, hier : « Au point de vue énergétique, ça ne va pas mal du tout maintenant… ; si tout le monde était comme ça, ce serait bien ! »… Dimanche prochain, tandis que tu auras sans doute terminé ta lessive… nous descendrons du TGV à Bordeaux… ; je te raconterai… Je lis bien, je lis de près, je lis de l’intérieur, tout ce que tu m’écris – et en particulier cette fois sur la nécessité d’un « accroissement qualitatif ». Ce que je voudrais mieux dire, c’est ce pouvoir, cette qualité justement, de transmission qui émane de ce que tu écris, découvres, mets à jour, au jour, à travers les interactions, interrelations, bouillonnements dont tu fais l’expérience dans le travail au Matrimandir, direct et indirect… Samedi

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