Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Transmission éclairante sur mon travail intérieur personnel, et sur ce que je peux ressentir, penser des évènements actuels, mondiaux et français. Un regard clair, et à la meilleure distance possible, n’est ni superflu ni inutile en ce moment, où cette société donne l’impression de plus en plus forte d’une décadence qui se révèle par pans entiers. Regard permettant de mieux voir, d’apprécier plus finement, des réactions ici et là, venant de quelques-uns que l’état de cette société amène à un dépassement vers une conscience nécessaire, urgente, et possible. D’autant plus proche me semble-t-il, qu’elle est (ou devrait être) inéluctable pour sortir de cette sorte de chaos… Quand vas-tu pouvoir commencer les travaux pour Jean Yves ? Lorsque tu en seras là, tu me diras un peu… mais… ne t’embarrasse pas trop de ces questions puisque le temps passant vite (remarque originale !), je verrai bientôt les projets en actes ; d’ici peu je m’occupe des billets…
Voilà. Et sais-tu… je t’embrasse tout fort et tendrement. Toujours,
Colette.
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Vendredi 20-11-92
Aimé,
Reçu il y a deux jours ta lettre du dimanche 8. … Tout d’abord je t’annonce que je vais t’adresser mon dernier texte rédigé cet été… J’ai tardé à te l’envoyer ce texte, c’est vrai ; si, de toute évidence, il ne pouvait être question de ne pas le faire, de toute évidence aussi j’attendais d’être fixée sur son sort. Sûrement il m’est plus agréable de pouvoir te dire, en même temps, que le Comité
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