Lettres à Divakar jusqu'à 2005
inconséquence… Et puis, non, je veux dire que, justement, c’est une question de toute une attitude intérieure, là, ici, là- bas. Ces lignes sont une façon de répondre tout de suite à ta si bonne lettre du 30… Comme seconde entrée en matière, cette petite anecdote. J’ai rencontré Klara hier Bd Montparnasse (elle vient de t’écrire et Dominique et elle sont heureuses de ta lettre…). Je t’avais dit que, lors d’une autre rencontre récente elle m’avait dit, « tu es belle, tu vas bien ! » ; hier, et sur ce ton direct qu’elle a souvent, elle me dit : « tu es bien, toi, tu es bien accrochée ! »… Je te cite tout cela, parce que je crois que tu en seras content, et que c’est peut-être un signe de cet apprentissage dont tu me parles dans ta lettre, et de façon si claire et si constructive. J’aimerais t’exprimer en peu de mots, pour que ce soit le plus net possible, les réflexions que provoquent en moi tes « suggestions » (plus que ça !) ; réflexions qui sont avant tout une sorte d’exploration et de mise au jour, suscitées par tout ce qu’il y a de concentration dans tes mots : - Tout d’abord, sache que je comprends, au sens plein du terme, et de mieux en mieux, c’est-à-dire je crois, avec une perception qui touche à des points sensibles. - Mais le travail : que cette perception quitte en quelque sorte ses lieux, ses domaines « étincelants », parfois fulgurants, pour se diffuser, s’unir et devenir présente – latente. - Oui : « contradiction » ou « flottement » comme tu le soulignes. Entre perception et présence, entre ouverture active et perception ; il faut que le courant s’établisse, glisse de l’une à l’autre, créant pour ainsi dire un mouvement naturel.
- Le centre, et le haut : pour moi la difficulté dans l’harmonisation c’est que le centre est d’emblée,
automatiquement perçu comme centre du corps, au niveau du plexus – et c’est très équilibrant ; si je pense à « au-delà
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