Lettres à Divakar jusqu'à 2005
cas il s’arrangera d’une manière ou d’une autre pour le caser…
Samedi dernier je suis allée avec René (qui est « invité permanent ») à un Colloque organisé autour de l’œuvre de Green… encore lui, oui, oui ! Des gens remarquables. Quelque chose m’a beaucoup stabilisée, et enlevé un vague malaise : la haute, très haute qualité de cette journée m’a en quelque sorte donné raison de ne jamais aller à de moindres colloques. J’ai beaucoup pensé durant cette journée, et depuis, à Aurobindo. Parce que j’ai reconnu dans tout ce qui y a été dit la marque d’un Intellect très évolué, comme il en parle tout en montrant son insuffisance. Or, ce qui m’a beaucoup frappée, beaucoup, c’est que l’Intellect, à ce point de sa propre évolution, entre en contact avec autre chose, comme par une nécessité interne. Il y a là un seuil : franchira, franchira pas ? Il me semble, oui, que si ce devait être une simple évolution, poursuivant ainsi son chemin, ce serait soit insuffisant, soit porteur de vertige, ou bien de répétitions ; il me semble donc qu’il faut, en même temps, y intégrer un changement de nature (sais pas si je m’exprime clairement)… … Hervé vient de revenir d’un séjour en Colombie, où il a été amené à rencontrer, au fin fond du pays, un chaman qui s’est semble-t-il occupé de lui. Hervé dans une lettre parle d’une « dimension spirituelle » qui lui a été apportée. J’attends de voir et d’entendre, mais en tout cas cette dimension lui manquait vraiment…
… Où en es-tu avec le dentiste ? Avec toi profondément,
Colette.
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