Lettres à Divakar jusqu'à 2005

point en lui. (Je me demande si à travers ton légitime souci de ne pas interférer, tu n’en avais pas la perception ?) En tout cas, ne lui parle pas de ce téléphone de Patricia : il te le dira sans doute lui-même… Plus de place pour te dire comment je vais avoir à faire un texte pour la Revue de septembre – je t’en parle dans la prochaine lettre… Moi aussi, toujours, toujours avec toi,

Colette.

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Vendredi 29-5-92

Aimé,

Que je te raconte un peu. Donc, cet article pour septembre… Thème de ce numéro : l’interprétation. Or, j’avais relu l’exposé que j’avais fait dans le groupe de travail chez Green il y a plusieurs années ; et j’ai eu envie de transmettre, non seulement ce que j’en découvrais actuellement, mais le caractère très particulier – et exemplaire – de la relation entre une jeune fille de 17 ans gravement malade et moi, à mes tout premiers débuts (malgré mon inexpérience de M’Uzan me l’avait confiée). Bref, j’ai donc pris contact avec les deux rédacteurs. Accueil plus que favorable. Le « hic » c’est que ma lettre leur parvient alors qu’ils ont déjà (je venais seulement de connaître le projet) assez d’articles ; néanmoins, le plus responsable d’entre eux me demande de lui envoyer mon texte pour septembre. C’est un peu désagréable d’écrire ça en me disant qu’il n’y aura pas de place, mais à vrai dire j’ai l’impression qu’il attend de le lire pour savoir s’il tient… les promesses de ma lettre, auquel

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