Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Jeudi 26-3-92

Aimé,

Reçu hier ta lettre du 18… Ah ! Quelle joie… ce que tu me dis de ma présence auprès de toi ! … C’est en effet la première fois qu’on a été seuls tous les deux, en « compagnie » l’un de l’autre… Et ce que j’ai à te raconter maintenant te dira bien, j’espère, la poursuite de ce Chemin d’un mois – ce que tu en as éprouvé et perçu ; et te dira également que ton élan à mon départ, ton travail, a été efficace… Premier temps. Sans doute après ma première séance de massage, un puissant « je veux » et « je ne veux plus » est monté en moi ; il s’agit de mon corps, et du dos bien sûr. Autrement dit, je ne veux absolument plus de ces inégalités, des oublis presque. Il ne s’agit pas de ces limites obligées qu’il faut savoir accepter, d’un acquiescement tranquille. Mais de ce qui est modifiable, de ce qu’il faut apprendre à ouvrir. Avec une écoute, je dirais volontiers gentille, et ne plus me dire comme souvent, « ça va passer… ». Deuxième temps. La découverte que toute cette période de travail avec la masseuse, et tous ces incontestables progrès, je les avais d’une certaine manière vécus dans une sorte de passivité : « ça vient », « le circuit se fait », « ça s’installe », etc. En vérité, je pense que cette période était nécessaire, et que le pas suivant c’est ce que je souhaite à présent. Troisième temps. Un signe : que ce ne soit pas, ou ne devienne pas, de la « Volonté », ni surtout pas un effort ! C’était un signal plutôt, ou un trouble. Jusqu’à l’instant où j’ai compris qu’il s’agissait d’une énergie très, très nouvelle. Et la masseuse, à qui j’ai un peu parlé de tout cela, - peut- être aussi pour l’inviter à m’offrir plus et mieux – m’a corrigé

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