Lettres à Divakar jusqu'à 2005
beaucoup plus efficacement certaines erreurs (justement marques de « bonne volonté »). Je crois que, là, je tiens le bon bout… ! Il me faut ajouter ce que j’ai senti, parallèlement, se former en moi : une distance, celle que j’appelle « la bonne distance »…, à laquelle je suis si attentive pour mes patients, et dont j’ai vu clairement ces derniers temps que je ne m’en souciais pas assez pour moi. Et au quotidien, tu peux pas savoir à quel point quantité de petites choses de tous ordres se dégonflent, des baudruches soi-disant importantes ! En définitive, et c’est pourquoi tes mots sur ces quatre semaines passées ensemble sont un tel encouragement, une adhésion – j’ai la sensation, la perception que ces semaines ont été, à la fois, un ancrage, un élargissement et un apprentissage. Le tout, comme je te l’ai dit, accompagné parfois d’une exigence, d’une lumière sans indulgence. C’est pourquoi je sais que cet apprentissage est, et sera non exempt de quelques embûches qui m’ont plus d’une fois jetée dans un processus « obsessionnalisant » ! Donc, je travaille : d’aucuns diraient, « activement », mais ce n’est pas ça : en y mettant le plus de conscience possible. Le René maintenant : il est plus que probable que l’opération aura des effets positifs, les examens futurs le diront. Mais il sort à peine d’une extrême fatigue – peut-être une réaction hépatique à l’anesthésie ; le mental aussi à mon avis… … Je lui ai bien transmis ton message de la « Fiesta » (continuité avec Arnault, etc.), et rien ne pouvait lui faire plus plaisir ; ta lettre également, qui l’a apaisé.
… Aniela – l’ai vu de mes yeux – a été drôlement contente de tes cadeaux.
Pas encore revu Philippe, en voyage jusqu’à la fin de ce mois…
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