Lettres à Divakar jusqu'à 2005
l’inverse : compétences, attentions, patience, surveillance, etc. Le voici donc sauvé (c’est-à-dire que ce sont des soins patients, au jour le jour). Je te l’ai écrit je crois, je savais qu’il souhaitait avoir avec moi une sorte d’entretien dés qu’il serait en état ; à l’époque j’avais tout lieu de penser qu’il s’agirait de psychanalyse, à laquelle depuis que je le connais je constate qu’il s’intéresse, ou plutôt qu’il en a une sorte de compréhension intuitive (à l’opposé, presque, de Philippe). Or, depuis, nous nous sommes téléphoné et je l’ai vu deux fois. A travers ce qu’il m’a dit, je comprends qu’il veut faire, et qu’il fait déjà, un travail intérieur, qu’il s’interroge, qu’il est à la recherche d’une conscience. Une démarche qui va sûrement le requérir beaucoup, mais dont il m’a dit que pour bien la mener il aurait besoin de soutien ; de nous trois sûrement, Philippe, René, et de moi. Récemment, lors de l’un de ses coups de téléphone, il m’a dit qu’il pensait à Dieu, et qu’il avait « vu » ma bague, avec le symbole de Mère (souvent il m’a dit qu’elle était le soleil), qui l’a toujours attiré. J’ai ressenti qu’au fond il m’indiquait le chemin où il souhaitait que je l’aide, je crois. Comme pour ses médecins, dont René et Mollereau, je pense que je vais voir, chaque fois, où me situer, que lui dire. Mais j’aimerais que tu me donnes tes propres réactions ; ma situation va être délicate, il me semble… ; il est vrai que je pense aussi que les choses se dégageront d’elles-mêmes et que je ne dois surtout pas me poser trop de questions. Toutefois, tes mots m’aideront, là comme partout et toujours, à me sentir ouverte.
Plus tard
J’ai trouvé tout à l’heure à déjeuner, près de mon assiette, ta lettre du mardi – du 10. … J’ai bien lu ta réponse à propos de Susan…, ta remarque sur l’identité d’Aurovillien, que je comprends très bien, et qui ne me parait pas du tout contradictoire avec ton choix
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