Lettres à Divakar jusqu'à 2005

d’Auroville ; et j’apprécie ce que tu m’invites à trouver à travers mon émotion concernant le « Salon de Musique »…

Quant au fonctionnement « avec la tête » je peux te dire que récemment encore j’ai fait quelques constats plutôt drôles : tout à l’air de s’ajuster vraiment, réellement, les pensées s’enchaînent, la logique vient soutenir l’artifice, c’est « évident »… et puis, au lendemain, ça ne tient plus, c’est dérisoire, et à côté de la plaque. Et même, si cela est « vrai », ça ne l’est qu’un instant. Drôle d’effet quelquefois : et l’on n’a plus envie de penser !

… Avec toi, t’aime,

Colette.

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Jeudi, après une séance de massage/gymnastique Le 28-11-91

Aimé,

J’ai trouvé ta lettre du 21 hier, après une visite à Ulrich, et ça m’a fait plaisir ton amitié que tu lui proposes ; je la leur communiquerai et embrasserai Ulrich à ma prochaine visite, dimanche ; il y sera, je le sais, sensible. Toujours à l’hôpital, courageux, coopérant mais impatient de rentrer chez lui. Je continue à penser qu’il est remarquablement bien suivi, avec cœur de la part de l’équipe dont René et Mollereau font partie. En fait, beaucoup d’éléments sont déconcertants : malgré les doses de médicaments spécifiques, les radios demeurent inchangées, tandis que, visiblement, il est mieux, nettement. Sans doute est-ce cela qui compte le plus. Mollereau en particulier, qui apprécie beaucoup Ulrich, ne veut surtout pas qu’il sorte de l’hôpital sans l’avoir débarrassé totalement des microbes qui l’ont assailli.

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