Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Mais peut-être, lorsque je me mets à imaginer les choses, dois-je, aussi, les détourner plus ou moins de ce que tu me transmets, les détourner ou les rapetisser avec des idées toutes faites… … Lorsque tu m’écris … « qu’il n’y a pas de complémentarité utilement praticable », est-ce que cela amène à une radicalité telle… que vous seriez amenés à vous éviter… ? … Tout cela, que je te dis, a un petit air bébête, non ?! … Ce que tu m’as répondu à propos du « Divin » élargit mon espace. Je crois vraiment que cette sensation, très concrète, d’élargissement, qu’il m’arrive souvent de t’exprimer, est ce qui traduit le mieux ce qui se passe pour moi, en moi – et par exemple grâce à ce qu’il t’arrive de m’écrire pour préciser le contenu de mes questions, ou ce qui leur échappe, ce qui m’amène à me dire que c’est sans doute de cela dont j’avais le plus besoin. Un niveau, ou un certain type d’évolution, dévoile en même temps ce qui manquait. Et le corps alors se trouve directement concerné et désigné. La veille de notre départ j’ai porté rue Saint Jacques mon manuscrit condensé et recentré… Par ailleurs… je me suis mise en rapport avec la rédactrice d’un futur numéro pour lui proposer mon 3 ème chapitre… et elle est d’accord ; je vais donc avoir à le remanier et, aussi, à le développer. En fait, cela ne sera pas facile, car j’aurai peu d’appui sur tel ou tel exemple clinique (ça rend bien service !), mais tant mieux en un sens, cela va m’obliger à être très concentrée. Je suis tout plein avec toi : les mots sont tout petits pour dire cette Réalité, mais ils savent aussi la porter… Tout tendrement, René t’embrasse fort,

Colette.

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