Lettres à Divakar jusqu'à 2005

écrit dans son Journal : « J’aime cette jeune fille qui fait des projets… ! » Je suis toute fière de te le transmettre !

René va mieux. On peut échanger, parler. Et je rencontre ces qualités et cette fidélité que tu vois en lui.

Je voudrais que tu m’expliques : nous avons revu cette merveille de Satyajit Ray « Le Salon de Musique ». Or, je ne connais pas l’Inde, juste une enclave du Sud (qui n’est certes pas n’importe quoi !), et pourtant c’est comme si je la reconnaissais (René aussi je crois), c’est comme une imprégnation ; pas des images, ni des souvenirs (comme je peux en avoir des quantités avec cette Bretagne que j’aime). Une sorte d’état, de résonance, de boisson même, qui diffuserait dans tout le corps. Bien sûr, tu y vis, tu me le transmets, j’ai entendu des ragas, été sur la terrasse de Ravena, vu les buffles sur la plage… mais comment est-ce cette totalité, cette diffusion… ?

… A bientôt une lettre moins hachée. On part aux Prévôt le 30 pour 4 jours. Et je t’aime,

Colette.

***

Dimanche Les Prévôts, 3-11-91

Aimé,

15 h, chez toi 18 h 30 : la lessive doit être faite et étendue ? As-tu eu une visite, la soupe est-elle sur le feu ? Oui… je comprends à propos de Susan et de la non reprise des rythmes communs ; je pense même que c’est le signe d’une bonne rigueur que de maintenir ce fait intérieur réel, vivant sans céder à la relativité d’habitudes anciennes…

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