Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Dimanche 10-8-91

Aimé,

J’adore ça : je revenais hier de la poste (à pied !) où j’avais glissé ma lettre aux merveilleuses roses corail… et une heure plus tard… je recevais ta bonne lettre du 4, et ta question sur les roses… ! Donc, ta lettre écrite le 4, postée le 5, reçue le 9, 4 jours Inde – Bretagne ! … C’est bien gentil de m’avoir répondu si rapidement sur … « la présence unique », et si clairement… … Je m’en suis pleinement rendu compte cette fois davantage, tes réponses, tes réflexions viennent s’inscrire dans mon propre mouvement ou espace, qui sont en évolution – soit en « progrès » soit, parfois, en … « pataugeage », mais toujours en brassage, avec le besoin d’aller en avant. Et ce que tu viens de m’écrire me propose un approfondissement… qui entre en résonance avec mes possibilités de compréhension sur ces problèmes de rapports entre l’individualité et la multiplicité, et ces champs de développement – la nécessité de se délivrer des répétitions ou des conditionnements. Tout cela m’aide pour ce réajustement de cap dont … je sens la nécessité et le besoin ; c’est là, mais je dois en acquérir peu à peu la pratique. C’est un exercice qui réclame conscience et disponibilité, et se rend malignement invisible parfois… ! Prise entre ce besoin et mes conditionnements, c’est souvent après coup que je m’aperçois de … l’entourloupette et je me trouve stupide. Mais cet apprentissage est riche d’enseignements à travers ses difficultés mêmes.

Pour René, je vois très bien ce que tu veux dire – un peu moins peut-être pour « l’aspiration à un absolu »… !

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