Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Il y a le temps qui passe, qui file il faut bien dire. Les choses vont trouver leur place, calmement. Je le sais, j’y travaille. … Tout cela sur un certain fond, bouillonnant, plein d’une aspiration… Il y a tout ce que j’apprends grâce, et souvent, à tes paroles. Il y a donc tout un mouvement, un brassage… tu connais !
Avec toi, fort, fort,
Colette.
***
Lundi 17-6-91
Aimé,
… Heureuse de lire dans ta lettre du 3 ton « ça me suffit » à propos de la « fête de la falaise » que j’ai célébrée… ! Cela m’enchante, cela me rassure, oui. Je savais, et je sais encore plus avec tes mots si vrais, si directs, que nous pouvons voir ensemble ces choses situées en ces lieux éloignés.
… J’apprends à bien situer mon rapport au corps, comme tu me le dis – à l’illimité, et au temps ; il faut être à l’écoute…
Et je suis attentive à ce que tu m’écris sur l’Inde… Je peux dire que, maintenant, je sais combien « l’Inde vraie » est nécessaire au monde en effet. La période actuelle est inquiétante, on peut craindre tant de dérives – violence, perversions, contagions. Mais il y a cette contiguïté particulière à ce pays : une matière cruelle et archaïque, une spiritualité grande et douce… alors ?! Et c’est la seconde face qui sait s’incarner et devra toujours le faire. Et Auroville…
865
Made with FlippingBook flipbook maker