Lettres à Divakar jusqu'à 2005
… Détails pratiques…
A tout bientôt. Je tiens fort ta main,
Colette.
***
Les Prévôts, 17-5-91
Aimé,
Les quelques bagages étaient dans le couloir, nous prêts à partir, lorsque la concierge m’a monté le paquet. Je n’ai pas voulu l’ouvrir à l’instant, et l’ai emporté ici. Je voudrais vraiment savoir en quoi tu trouves ce « travail bâclé » ; moi, je le trouve très beau, tout : chaque détail, chaque fleur différente, et ce bouquet qu’elles forment ensemble ; plus d’une soirée fraîche la verra sur mes épaules, je sui si touchée de l’attention que tu as portée à dessiner toutes et chacune de ces fleurs, leur espace et leur couleur… Et puis ta carte : merci de cette parole, comme un poème plein qui éveille en moi une pleine présence. Une grande ouverture : ce sera comme un petit livre précieux qu’on porte avec soi partout pour s’y référer à chaque appel, chaque besoin. Et souvent j’ai ce besoin, que tu éclaires dans tes lettres. Là, dans ta carte, ensoleillée de fleurs, et portée par l’élan et la grâce de la statuette émouvante, je trouve, précisément, ce soleil et ce mouvement « vers » qui peuvent collaborer à mon travail. Je t’en suis très reconnaissante, très – pour ce mai 1991 et pour toujours : avant, maintenant, demain…
… Il fait froid, comme partout en France… mais l’air est pur.
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