Lettres à Divakar jusqu'à 2005
parler d’Auroville. Un Auroville pour la première fois, quasiment, partagé ! Une jolie « pierre blanche » ! Et aussi on a beaucoup parlé de toi ; j’étais vraiment contente. Et je travaille beaucoup, attentivement et légèrement, à m’unir… ! Christiane… ; je lui ai suggéré au téléphone de venir chercher ton cadeau, lui disant que j’aimerais bien la voir aussi ; alors, ni une ni deux, elle vient dimanche prochain en fin de journée, repart le lendemain, et nous dînons toutes les deux ensemble…, c’est tellement gentil ! … Nouvelles de Jean Yves, de Soaz et Samuel, et rapport des messages transmis à la nombreuse famille d’Asha… (« … l’impression d’une charmante tribu avec un accent chantant marseillais comme je n’en avais entendu depuis longtemps… »). … C’est prodigieux l’impact d’un lieu, d’un espace, d’un échange : l’amphithéâtre, comme une ligne de départ, et de stabilité, une substance. Je continue d’y être, avec toi, mais tout simplement, tout directement, et très fort en même temps. D’ailleurs pendant toutes ces nuits j’ai rêvé que j’étais à Sincérité : pas un « comme si j’y étais », mais un présent… Bon ajustement à faire au réveil ! … Je regarde peu la télévision, juste pour suivre les nouvelles ; je suis en particulier stupéfaite devant le perfectionnement (on appelle ça la sophistication) des armements. Du ciel à la terre chaque unité protégeant l’autre, une armada terrifiante… Par ailleurs j’ai entendu un « dialogue » entre un Anglais et un professeur de philosophie spécialiste de l’Islam, très intéressant et instructif ; j’en ai tiré l’impression d’un fossé incomblable entre notre Occident tel qu’il est et ce Moyen Orient ; nous sommes constamment, Américains en tête, à
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