Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Mais je te redemande, lorsque cela t’apparaîtra communicable, d’utiliser le recul du temps pour me dire ce que tu as senti ; je n’oublie pas ce que tu m’as dit à l’amphithéâtre, s’adresser en lui à cette évolution qui semble s’exprimer… Pour me dire même ce qu’il t’a éventuellement apporté à travers ses idées, non pas ce qu’il t’a dit bien sûr, mais les effets possibles… Je pense que cela me montrerait certaines des orientations que je dois prendre. J’ai eu parfois l’impression qu’il était pour toi un interlocuteur comme il n’y en a peut-être pas assez à Auroville ? Je suis par ailleurs bien convaincue que si je parviens à ce détachement vrai, mes orientations viendront à leur juste place… Et dire, et dire… - je me répète – que j’aimerais tant t’apporter quelquefois les réponses que tu me donnes, éclairantes ; mais je sais bien que je t’en donne d’autres, dans nos échanges eux-mêmes… … René s’est entendu dire à sa cousine qu’Auroville « c’était merveilleux, tout le monde travaille, l’éducation est parfaite…, ce désert est devenu un paradis… ! »

… Je t’aime, si fort, avec tant de bonheur,

Colette.

***

Lundi 25-2-91

Aimé,

Une petite chronique à partager avec toi… Hier, promenade dominicale au Luxembourg… par un beau soleil enfin… ; et au restaurant russe, René n’a pas eu besoin de partir aussitôt la dernière bouchée avalée ; on est donc restés attablés longtemps et avons pu, entre autres,

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