Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Bon. Je vais d’abord répondre à ta question sur l’organisation des séjours de Francis, Christiane et moi… Réponse nette qui vient de s’imposer… Tout le temps de la dépression de René, je n’ai fait aucune allusion à ce voyage… : je ne pouvais le faire, car plus le temps avance et moins il se résout à être seul, séparé de moi… Voyant qu’il allait mieux, et comme Francis était là, je lui ai demandé d’en parler lui-même à René – de lui dire qu’ils iraient à Auroville fin janvier ; ce qu’il a fait. Deuxième temps, hier (comme j’ai peur de trop m’étendre, comme souvent, je résume) : un « dialogue » qui a dégénéré en éclats de souffrance, d’impossibilité de supporter cette exclusion, non pas tant en raison de la présence de Francis et Christiane, mais de toi et de moi… ; oubli ou gommage des disputes qu’il provoque, de ses déclarations et décisions de ne plus jamais revenir à Auroville, etc. : « Ca n’a aucune importance… des mots… ». Il a peut-être raison ; quant à moi, je me sens totalement libérée à l’égard de ces disputes, et de ses attitudes. Rien à voir avec mes réactions d’avril dernier. Par contre, je ne me ressens absolument pas de lui imposer cette souffrance, et une solitude ici… dangereusement douloureuse pour lui. Alors, après un coup de téléphone avec Francis et Christiane nous sommes d’emblée tombés d’accord sur cette solution qui me convient tout à fait : ils partent à Auroville début janvier (ils ne peuvent rester que trois semaines), moi une dizaine de jours plus tard et René douze jours après moi… ! Donc… Francis et Christiane occupent ma maison, moi je reste avec Susan et toi jusqu’à leur départ et l’arrivée de René et réintègre ma maison…

La suite d’ici peu… Avec toi,

Colette.

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