Lettres à Divakar jusqu'à 2005
… Je pense beaucoup à toi… pas nouveau, non ?! Et tu es dans mes rêves, souvent. Je pense, je vois, le Matrimandir, le marbre, si nettement…
A tout de suite, et j’ajoute encore et encore des pensées, et je t’embrasse,
Colette.
***
Dimanche 3-9-89 De la terrasse de l’hôtel Montmirail, Vaucluse.
Aimé,
… Ta lettre du 18… … C’était, c’est formidable, cet accompagnement, pas à pas, dont j’ai besoin… … Ta remarque que je parle peu, ou rarement précisément de moi, et celle que mon expérience ne regarde personne, avec laquelle je suis profondément, essentiellement d’accord, - et que, malheureusement, j’ai du mal à faire respecter (je te dirai)… - vont avoir l’honneur d’une lettre dés mon retour à Paris dans quatre jours… Je peux en tout cas te dire dés maintenant que cette habitude que j’ai de te raconter – dans ma tête – presque quotidiennement mes « états », mes pensées, est un petit piège ; lorsque je t’écris c’est, du coup, assez condensé. Ce n’est pas rien cette façon d’être, et j’y réfléchis depuis ta lettre. Curieuse chose : ce processus, j’en parle dans mon travail manuscrit à propos de la patiente qui en est le centre.
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