Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Par exemple, une marche : je me dis « je vais jusqu’à ce tournant », puis comme c’est facile je poursuis jusqu’à tel autre, puis tel autre encore, sans penser suffisamment au retour ; alors, tout à coup, une fatigue de chaque côté de la colonne vertébrale, ou un petit point douloureux. Et le lendemain je dois renoncer à une autre vraie marche. En te lisant… j’ai actuellement l’impression qu’il faut me préoccuper exclusivement de cette « ouverture » au centre ; je veux dire qu’il faut ne pas me disperser dans le souci de tel ou tel mouvement…

… Voilà. Et moi aussi je t’aime beaucoup, beaucoup et t’embrasse plein,

Colette.

***

Mardi 22-8-89

Aimé,

… Le baromètre psychologique de René est assez bas, mais avec des efforts de gentillesse… … La présence de Claude et Aniela est très agréable, et c’est bien reposant la compagnie de ceux chez qui il n’y a pas trace de tics « bourgeois »… … Hier je suis allée voir avec Aniela un bien joli film avec des dauphins ; et nous sommes revenues à pied, à minuit, sous le clair de lune, du cinéma de Saint Briac, c’était bien ! Mon travail n’est pas terminé ; mais j’ai bien corrigé la seconde partie, et rédigé la troisième. C’est un peu bizarre peut-être cet ordre des choses… ; en fait, la façon de présenter les premières pages va beaucoup devoir, justement, à ces deux parties dont je ne suis pas mécontente – mais il va me falloir les centrer avec rigueur…

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