Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Et, comme chaque fois, je lis de manière toute proche les évènements du Matrimandir ; et j’espère beaucoup en cette lueur qui semble s’annoncer à l’horizon de ces « spectaculaires » conflits. Il est bien vrai que maintes ouvertures doivent être ainsi forcées ; si au moins chacune de ces expériences donnait plus de clairvoyance après coup aux acteurs les plus actifs de ces conflits ! J’ai quand même rempli un bulletin d’adhésion aux… « remous » du côté de chez D. Darr, Serge et les autres… Mais comme je suis contente que tu partages avec moi ce sentiment que j’ai, et qui chaque fois me saute aux yeux : que c’est toujours bébête, ou franchement bête ! Et lorsque je signe ce genre de bulletin, c’est que je crains d’être celle qui choisit tout le temps d’être à l’extérieur. René : je ne lui parlerai qu’en septembre de la situation… ; je sais, je mesure, je sens qu’il faut attendre le retour à Paris, pour plusieurs raisons ; dont la principale sera pour lui de retrouver Mollereau avec qui il travaille à l’hôpital presque chaque matin. Une activité qui, actuellement, est seule en mesure de recouvrir une tenace dépression qui, ici, en « vacances », n’a plus aucun écran. A la fois cela me peine et me lasse. Le plus difficile étant de lutter contre l’évidente complaisance des déprimés envers leur dépression. Tous les prétextes et tous les alibis sont bons, et il est bien vrai que si on le veut et le cherche, la vie ne manque pas d’en fournir. La vie et la « vieillesse » qui lui offre l’occasion de s’installer dans cet état. Je m’attends d’ailleurs à ce qu’il ne soit nullement désireux d’être confronté à la présence de Francis et Christiane. Mais c’est aussi impossible… … Quant à ton idée de sa venue avec Hervé, je ne sais pas quelle pourrait être sa réaction… En fait il l’aime bien, mais … Je suis touchée de ton évocation de l’amitié qui t’est très chère.
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