Lettres à Divakar jusqu'à 2005

sans plus ; il s’ennuie avec lui, le trouve à juste titre trop jeune, et d’un milieu social trop différent du nôtre. Le problème majeur de René avec lui c’est sa responsabilité, énorme, thérapeutique. Mollereau est à cet égard d’un très grand secours, car il s’occupe quotidiennement de cette maladie. Il est question d’appliquer à Hervé un certain traitement dés septembre pour augmenter ses défenses immunitaires. Mais c’est très délicat. Donc au mois de janvier il sera peut-être nécessaire pour René d’être présent ici. En définitive, je trouve bien, très bien, que tu l’assistes mentalement comme tu le dis, et je connais la force de ton aide ; et puis plus tard, le moment venu, c’est-à-dire quand il sera possible que René entende, et je suis sûre qu’au retour ça le sera, tu lui écrives éventuellement, en ayant connaissance de tous les éléments que je serai en mesure de te communiquer. Moi : je vais bien, je dépasse quelques inégalités, c’est-à- dire qu’elles s’espacent de plus en plus ; et je travaille, comme je l’ai fait à Sincérité, nettement bien. Voilà. A très vite. Toute avec toi,

Colette.

***

Jeudi 10-8-89

Aimé,

J’ai ta longue lettre du 1 er depuis deux jours… ; je suis contente, j’aime bien, j’aime beaucoup… ! Je l’ai bien, bien lue.

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