Lettres à Divakar jusqu'à 2005
suffit d’une raideur de ce fichu nerf, ou d’un bref, très bref élancement, et je ne suis pas en mesure de le maîtriser. Mais par ailleurs si, comme le rhumatologue l’avait proposé en cas de prolongement de cette douleur, il m’aurait fait une « infiltration », je ne sais si je m’y serais décidée, tant toute intervention extérieure de cet acabit me trouve résistante. Pour reprendre ce que tu m’écris, ce par quoi je me laisse parfois impressionner, c’est que « ça dure deux mois largement ! » ; tandis qu’en même temps cela me rassure car apparemment je m’en tire plus vite… Indécise aussi : en fait il faut savoir par radio quel disque est responsable ; je sais que c’est nécessaire, mais me sens rebelle à toute entrée dans la médicalisation. Cependant, et ça c’est une réalité, je sais parfaitement que ma fichue décalcification est responsable de ces maux divers… Mais je sais aussi que ce que l’on voit sur la radio, c’est une chose, et que ce qu’en fait l’individu est une autre… (Dernier exemple, René s’est fait faire ces temps derniers une radio lombaire : catastrophique ! Normalement il ne devrait pas pourvoir marcher !) Bon ! Assez parlé de ma colonne vertébrale. La thérapeutique : ton attention, tes recommandations et le travail vrai et réel qu’elles me font faire aussi sincèrement et régulièrement que je le veux et le peux ; mes exercices respiratoires, et bientôt la reprise de mes vraies marches. ... Quant à mon travail, lorsque j’aurai la satisfaction de le lire enfin terminé, tu en auras, toi, l’honneur… ! … Petites notations : n’oublie pas de me dire la date de la fête de Susan ; ça m’amuserait de savoir ce que tu apprends à Selvam… ; les remous psychologiques autour du Matrimandir se calment-ils ? C’est pour la coque ?...
… Avec toi, toujours,
Colette.
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