Lettres à Divakar jusqu'à 2005
Je voulais te dessiner une jolie petite mangouste, mais je l’ai oubliée, faute de talent !... Jeudi 22-6-89 Devant café crème et pain au chocolat en bas du 27
Aimé,
Bien reçu ta lettre du 12. Ta recommandation de faire de plus en plus confiance dans la Force d’Harmonie face aux divers spécialistes, est une fois de plus la bienvenue. Mais alors j’ai une crainte : c’est qu’à force de te dire combien tu m’aides en me montrant la vraie attitude en accord avec l’axe, la Force, la concentration – en me les montrant et me les rappelant -, tu ne finisses par te dire que mes réactions sont trop légères, puisque chaque fois j’ai l’air de m’exclamer : « Ah ! »… En même temps je sais que tu connais assez les irrégularités du chemin pour tenir compte de mes déviations en cours de route, et que c’est bien pour cela que tu me rappelles à la bonne direction. Et c’est bien : continue, continue à le faire ! Voilà d’ailleurs un exemple de mon cheminement – non pas chaotique, justement pas, mais irrégulier dans son mouvement entre éveil et assouplissement de la conscience… Pour un détail sans importance, le rappel, d’une seconde, de ce que pourrait être éventuellement une improbable récidive de cet exotique nerf (je mets volontairement tout le flou de ce genre de situation), et c’est tout juste si j’ose mettre le nez dehors ; naturellement, je me raidis, ça me fait mal, bien sûr, etc. Et puis tout à coup, le déclic : je m’arrache à ça et je m’aperçois que cette douleur était plus dans ma conscience que dans mon corps. Ça marche drôlement tout ça : pendant les 8 jours de cette douleur aigue, j’ai été très « courageuse » comme on dit, dominant assez bien ma situation, avec confiance. Et puis, il
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