Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Lundi 3-7-89

Aimé,

Un peu de petite chronique de nos faits divers… Il y a quelques jours on a eu à déjeuner le fameux cousin André Tzanck, accompagné d’un gentil monsieur écossais. Toujours aussi stupéfiant le cousin : venu à Paris chez une cousine de 80 ans dont c’était l’anniversaire en même temps que le sien – 90 ans pour lui ! Il était émerveillé par cette Fête, qu’il a vécue comme si elle était pour lui seul, émerveillé par les cadeaux qu’il a reçus, émerveillé par sa vie, etc. Une constante euphorie, qui me parait de famille… Arnault, René (sauf, chez lui, le cycle dépressif) et, apparemment, Hervé. Habillé avec recherche et élégance, ne jouant pas à l’érudit mais vivant avec sa culture, des citations à n’en plus finir, comme si Voltaire, Corneille, Baudelaire, Prévert, les Impressionnistes, les Surréalistes… et les autres, étaient des camarades de jeux. serment d’Ulrich, agréé comme avocat français tout en restant au barreau de Munich. Un peu solennel… mais pas assez à mon goût ; tant qu’on y était j’aurais voulu plus, sans trop savoir quoi… Ceci dit les tenues d’avocats sont sûrement plus élégantes qu’avant, et vont fort bien à nos deux amis. Après on a été manger des tartines non loin de là, dans un petit bistrot de la ravissante Place Dauphine. (Dans quelques jours nous passons ensemble le temps qu’il faudra pour la charge de tout l’aspect juridique de nos affaires – celles de René, les miennes, les tiennes. Ce sera mieux que d’en rester à notre notaire anonyme.) Puis le lendemain jeudi, vu, lors d’une émission dirigée par un être charmant, et délicat à tous égards, Frédéric Le lendemain nous sommes allés (Guite, René, moi, Philippe, leur ami Jean) au Palais de Justice assister à la prestation de

726

Made with FlippingBook flipbook maker