Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Quant à moi, je suis contente de ce que tu m’écris, qui me conforte dans l’expérience libératrice que j’ai pu faire (les « termes de la vie et dans une sorte d’absolu intérieur »). Je n’oublierai jamais ni cette expérience, ni cette « night- watch » où j’ai pu l’exprimer et où tu m’as si bien entendue. Que j’ajoute : René travaille bien à l’hôpital. Et justement ça marche, car il est amené à être contre un certain nombre de responsables du Centre de Transfusion. ... Pour Hervé je te dirai au fur et à mesure comment ça se passe. Lorsque René est déprimé, la maladie d’Hervé passe au premier plan ; lorsqu’il en sort ; il place les choses de façon plus équilibrée. Rien de nouveau en tout cas pour Hervé, que nous voyons toutes les semaines ; toujours incroyablement gentil, mais cela ne fait pas prendre suffisamment de racines en moi. Je me sens plus proche de Claude par exemple, qui va mieux, après avoir encore traversé une grave crise d’asthme. Ma cruralgie est terminée… ! Je travaille à mon texte. Et je me ménage, oui, ce qu’il me faut de solitude. A tout de suite. Embrasse Susan bien fort. Avec toi toujours, toujours,

Colette.

***

Mercredi 7-6-89

Aimé,

J’ai reçu hier ta lettre du 30… … Il y a quelques jours j’ai reçu, de Jean Yves, les photos… avec, à la fin, la divine et ravissante surprise ! Les mots me manquent pour exprimer ce que cette présence, si jolie,

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