Lettres à Divakar jusqu'à 2005
marque. Et comment les choses se sont passées : ce moment où Jean Yves s’est trouvé là, où il a compris, et est revenu sur ses pas pour fixer son image. (Jean Yves était allé dans la communauté d’Aspiration et par hasard s’était approché de quelques jeunes enfants qui jouaient tranquillement dans la grande hutte centrale et avait alors compris, peut-être entendant quelqu’un l’appeler, que l’une de ces enfants était Auragni.) Je ne veux pas tomber dans le piège magique, mais ce geste de Jean Yves pour accueillir et rendre tangible ce signe du hasard me plait beaucoup. D’après ce que tu m’apprends, Diane n’a pas changé ! Cependant j’ai toujours eu le sentiment et je le garde, qu’une transformation de son entourage peut se produire, et devrait se produire, qui l’influencerait, car elle doit en être toujours dépendante. Tu sais en tout cas combien tout en moi est orienté vers cet espoir, cette volonté, cette énergie. Je « travaille » en pensée au Matrimandir et mets tout mon cœur à souhaiter une issue réelle à son aboutissement ; je suis en tout cas heureuse du bon mouvement dans la pose du marbre… … Aujourd’hui je suis encore un peu raide (après la cruralgie) , mais comme le dit le kinési que j’ai de nouveau appelé pour des massages décontractants, ça se tient « dans ma tête ». Alors je m’applique beaucoup à me concentrer, à rencontrer l’axe et m’y appuyer. Vraiment, je dirais que c’est l’essentiel de mes journées, ce travail. ... L’autre, celui sur mon texte, s’est trouvé un peu ralenti… Mais je viens de le reprendre, et je constate que le fil est là, bien présent. Peut-être a-t-il bénéficié de cet engagement dans ma recherche de concentration. Et une fois de plus, je suis pleine de reconnaissance pour l’aide que tu m’apportes si constamment et si bien ! Oui, René a bien remis ton message à Hervé, qui a pris l’habitude de déjeuner avec nous le samedi ; toujours aussi gentil et « gai » ; mais il est assez difficile de démêler la
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