Lettres à Divakar jusqu'à 2005

Voilà. Je suis avec toi, je ne peux dire plus, ou mieux, car tout mon cœur, tout « moi » y est actif, présent. Embrasse Susan. (Je ne pensais te dire si vrai : oui, René redouble de gentillesse et de prévenances ; ce qui ne retire rien à mes dispositions dont je t’ai parlé ; là aussi tu dis, si tu as à dire, à tel ou tel moment).

Je t’embrasse plein,

Colette.

***

Le 17-5-89 (Croquis d’une anémone)

Aimé,

Bientôt peut-être une première lettre de toi. A l’instant je pensais, mais en fait cela m’accompagne tout le temps, combien cela a été important mon travail dans la Chambre ( du Matrimandir, où nous avions commencé la pose du marbre blanc ). J’y participais vraiment, c’est-à-dire tout simplement, directement. Je ne sais comment dire, mais ce sont les mots qui se rapprochent le mieux de ce que j’ai éprouvé et été. On s’est téléphoné avec Jean Yves ; ça va bien, très bien même, à part qu’il se sentait dans cet état où je me sens chaque fois (et même René) à chaque retour, comme si ce voyage, dans ce sens, était épuisant ! J’ai eu Christiane aussi qui m’a dit qu’aucun mot n’était assez vrai pour parler de ce que le « séjour » de Jean Yves lui a apporté – ce que tu sais bien.

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